Après « 1, 2, 3, bass* », campagne « Ma contraception, mon choix », pour réguler les naissances

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ARS, Contraception, REPEMA, Mayotte
Les préservatifs s'affichent en 4x3 un peu partout à Mayotte

Elle était très attendue. Pou planifier les naissances, véritable enjeu socio économique à Mayotte, la campagne de prévention « Ma contraception, mon choix » s’inscrit dans le Projet Régional de Santé (PRS2). Parmi ses différents axes de sensibilisation, la garantie d’un accès pour les femmes et les hommes aux méthodes de contraception.

L’accès à la contraception est un enjeu majeur pour le territoire de Mayotte. En 2017, l’indice de fécondité de l’île était de 5 enfants par femme, ce qui en fait un taux largement supérieur à la moyenne nationale (1,9 enfant par femme en métropole). Parallèlement, Mayotte est un des départements français où les femmes ont le plus recours aux IVGs, 26,4 IVG/1000 femmes en 2016, contre 15,6 en 2019 en métropole et 28,2 en moyenne dans les DROM, selon vie-publique.fr.

Un bilan démographique qui interpelle

Le bilan démographique de l’INSEE qui vient de paraître indique 9180 naissances en 2020 à Mayotte. Les mères de nationalités étrangères donnent naissance aux trois quarts des bébés nés en 2020, comme les quatre années précédentes. L’explosion démographique est un obstacle au développement de Mayotte dès lors qu’une partie de la population n’arrive pas à faire face aux besoins naturels et nécessaires pour leur survie (manger, boire, se vêtir, se loger et se soigner). La proportion des mères mineures quant à elle est en légère baisse. Elles ont donné naissance à 415 enfants en 2020, où l’on note que 90 enfants sont nés de mamans ayant moins de 15 ans. La grossesse précoce des jeunes filles accroit les risques d’effets sur la santé et les conséquences sociales négatives.

A Mayotte, chez les jeunes (18-24 ans), seulement un tiers a recours à un moyen de contraception. La difficulté d’accès à la contraception, le manque d’information, les idées reçues, la précarité économique et l’organisation sociétale de l’île sont autant de déterminants qui freinent le recours à la contraception.

Le planning du camion REPEMA

Une campagne de mobilisation et de communication

« La contraception représente une avancée majeure pour les femmes, les familles et la société dans son ensemble car elle permet de planifier ses grossesses, dans l’intérêt de la santé de la mère et de l’enfant », indique l’ARS Mayotte qui mène la campagne « Ma contraception, mon choix »; Elle s’inscrit dans la volonté de recréer une mobilisation massive, à l’image de la campagne « 1,2,3 bass » qui a marqué toute une génération de Mahoraises et de Mahorais.

4 enjeux autour de la question de la contraception seront soutenus par les pouvoirs publics, les collectivités, les professionnels de santé, le Rectorat, les entreprises, et le réseau associatif de proximité :Informer sur les différents modes contraception, Consolider l’accès à la contraception et promouvoir les lieux de prescription, Mettre en lumière le rôle des hommes, en insistant sur la question de « responsabilité » partagée, Communiquer autour de la notion de parentalité : qu’est-ce que devenir parents ? Pour quelles raisons fait-on un enfant ? Est-on en capacité de subvenir à ses besoins ?

Cette campagne est portée par l’ARS Mayotte et le Réseau Périnatal de Mayotte (REPEMA)

* 1, 2, 3, ça suffit!

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